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Reference 2.

PRESENTATION DE LA PREMIERE EDITION ITALIENNE
Maisons d'Edition Europe, Rome 1990





   Le Pentagramme est-il encore valable comme dénominateur commun de la culture musicale?
   C’est le musicien chinois Wu Dao-Gong qui soulève la question dans son Traité sur l’Hexagramme, qui suggère d’ajouter une ligne au vieux Pentagramme pour donner à la notation musicale une plus grande vigueur, plus de netteté et d’instantanéité, tant pour la composition et la lecture que pour la phase d’apprentissage.
   En cette ère de l’informatique et du plus extraordinaire développement des modèles de divulgation depuis l’époque de Gutenberg, le langage musical ne pouvait rester exclu du processus auquel ont été soumis les différents systèmes de communication. Ne nous étonnons donc pas si l’examen critique a cerné également le plus solide monument de la représentation graphique des notes musicales, qui a recueilli le consensus universel des cultures, tout en respectant les différentes traditions, les genres et les styles mélodiques. La supposition que le Pentagramme soit quelque peu dépassé, loin d’être un geste désacralisant et iconoclaste doit être considéré comme un hommage au système d’expression musicale qui a vu le jour en Occident il y a environ 1000 ans, et qui a été raffiné grâce à de multiples perfectionnements. Cette proposition innovatrice constitue en effet une nouvelle contribution à l’amélioration du modèle, comme ce fut souvent le cas dans le passé, sans pour autant en altérer le prototype essentiel.
   Parmi les trois systèmes fondamentaux de représentation musicale, le système alphabétique, utilisé à l’origine et qui fut commun aux traditions chinoise, indienne et hellénique; le système numérique, développé entre le XIVème et le XVIIème siècle, mais dont l’usage fut limité aux instruments à cordes tels que la viole, le luth et la guitare; et, enfin, le système des signes conventionnels, qui s’imposa à partir du deuxième millénaire de l’ère chrétienne, c’est ce dernier qui a fini par prévaloir et s’étendre à tous les peuples civilisés. Avant la consécration définitive du Pentagramme, la typologie conventionnelle qui se concrétisa par l’invention de la portée, de la notation musicale et du solfège par Guido d’Arezzo au XIème siècle, a changé plusieurs fois le nombre des lignes, la forme des caractères, des carrés aux rectangles, aux cercles et, pour un certain temps, même la couleur des lignes. Mais c’est justement cette longue histoire de variantes et de retouches qui permet de cultiver avec espoir l’hypothèse que la communauté musicale internationale considère avec bienveillance la théorie de l’Hexagramme.

   Mr. Wu Dao-Gong, professeur de violon et de violon chinois traditionnel, diplômé et ensuite concertiste auprès de l’Académie de musique d’An-hui, réside depuis 1983 à Rome, où il a poursuivi ses études de perfectionnement et de spécialisation avec le grand violiniste, Maestro Arrigo Pelliccia de l’Académie Nationale «Santa Cecilia» et approfondi l’aspect idéographique de la notation musicale. La réalisation du modèle innovateur est le résultat d’une heureuse rencontre entre les éléments de la tradition et de la rationalité propres à la culture musicale occidentale et certains thèmes originaires de la civilisation chinoise, en faisant fonction de catalyseur et en respectant la structure fondamentale de la notation musicale répandue dans le monde.
   La structure formelle de l’Hexagramme exploite en effet toutes les qualités du Pentagramme, en particulier le noyau de sa logique formelle et mathématique enrichie par le système de pensée philosophique et par la modalité déductive du Yi Jing et du “Ba Gua”, qui introduit des principes comme: le concept de totalité, le concept temporel-rythmique, le concept de la versatilité et le concept de l’unité des opposés; la pensée systématique, l’idée de la gradualité et l’idée du cycle périodique; la théorie du centre, la figure symétrique, le principe d’équilibre, le principe d’ambiguïté et le principe du complément réciproque etc. Les avantages que l’Hexagramme peut apporter au cadre de la civilisation musicale contemporaine tout entier concernent tant le domaine de l’enseignement et professionnel que celui de l’édition, sans exclure l’emploi des techniques logicielles, qui en sont largement facilitées. En éliminant ou en réduisant l’adjonction de lignes supplémentaires, la Notation de l’hexagramme simplifie en effet l’apprentissage de la musique et rationalise la transcription imprimée des partitions, en réduisant les délais de la composition graphique. En outre, sa structure peut être appliquée à tous les registres réels comprenant le piano, l’orgue, l’harmonium, la harpe, le célesta, le xylophone, les clochettes, etc. L’apparition de la Notation de l’hexagramme n’est ni le produit d’une mode ni le symbole d’un courant éphémère mais, surgie au bon moment, elle entend apporter une contribution valable au développement de la culture musicale universelle.

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